Perte de cheveux en automne : stoppez la chute naturellement

Quand les feuilles tombent, vos cheveux tombent parfois aussi. En automne, il est courant de constater une perte de cheveux plus importante. Pas de panique : il s’agit le plus souvent d’un phénomène saisonnier lié au cycle de renouvellement capillaire.

Mais comment reconnaître une chute saisonnière normale d’une perte de cheveux plus préoccupante ? Dans cet article, découvrez les causes, les signes à surveiller et surtout les solutions naturelles pour renforcer vos cheveux.


Pourquoi les cheveux tombent ils davantage à l’automne ?

1. Cycle naturel du cheveu : phase de transition (télogène) accru.

Un cheveu vit plusieurs cycles. La phase télogène, accentuée en automne, correspond au moment où le cheveu cesse de pousser pour laisser place à un nouveau. Résultat : vous perdez plus de cheveux, mais c’est le signe que votre cuir chevelu fonctionne correctement.


2. Moins de lumière, baisse de vitamine D, climat changeant : un stress pour vos cheveux

À l’automne, votre corps subit plusieurs petits bouleversements. Les journées raccourcissent, vous êtes moins exposé(e) à la lumière naturelle et votre taux de vitamine D diminue. Le climat, plus humide ou plus froid, perturbe également l’équilibre de votre cuir chevelu.

Sous l’effet de ces changements, la fibre capillaire devient plus sensible et plus fragile. 

Résultat : vos cheveux tombent plus facilement et paraissent parfois moins vigoureux. Rassurez vous, il s’agit d’une réaction naturelle de l’organisme face aux saisons. Avec les bons soins et quelques ajustements, vous pouvez soutenir votre cuir chevelu et limiter cette chute.


3. Facteurs aggravants à ne pas négliger

En plus de la chute saisonnière naturelle, certains éléments de votre quotidien peuvent accentuer la perte de cheveux. Parmi eux :

  • Une alimentation déséquilibrée : si votre organisme manque de fer, de zinc ou de protéines, vos cheveux en pâtissent directement.

  • Un manque de soins adaptés : sans nutrition ni hydratation régulière, la fibre capillaire devient plus fragile et casse facilement.

  • Des coiffures trop agressives : nattes très serrées, chignons plaqués ou lissages fréquents mettent une pression sur vos racines et affaiblissent le cheveu.

  • Les déséquilibres hormonaux : qu’ils soient liés au stress, à une grossesse ou à la ménopause, ils peuvent accentuer la chute.


Ces facteurs, combinés au stress de la saison, fragilisent le cuir chevelu, ralentissent la repousse et donnent l’impression d’une chevelure moins dense. La bonne nouvelle, c’est qu’en ajustant vos habitudes et en adoptant une routine plus douce, vous pouvez limiter ces effets et aider vos cheveux à retrouver toute leur vitalité.


Signes qu’il ne s’agit pas d’une chute “normale”


La chute de cheveux saisonnière est passagère et dure seulement quelques semaines. Mais si vous observez certains signaux, il peut s’agir d’un problème plus profond qui mérite une attention particulière.

1. Une perte de cheveux très abondante (même hors douche)


Si vos cheveux tombent en grande quantité, même en dehors de la douche (sur l’oreiller, vos vêtements ou simplement en passant la main), il est temps de vous alerter. Une chute persistante et visible au quotidien peut révéler un déséquilibre interne ou un problème capillaire. Dans ce cas, mieux vaut consulter un spécialiste.


2. Un manque de densité ou des zones clairsemées


Lorsque la chevelure perd en densité et que certaines zones paraissent moins fournies, le cuir chevelu commence à se deviner. Cela dépasse le cadre d’une simple chute saisonnière : il est important d’identifier la cause rapidement pour éviter que le phénomène ne s’aggrave.


3. Un cuir chevelu fragilisé


Des démangeaisons, une sécheresse excessive, une perte de brillance ou des cheveux qui deviennent cassants sont autant de signaux d’alerte. Ils traduisent un manque de nutrition et de protection qui favorise la chute et ralentit la repousse.


4. Une chute qui s’installe dans le temps


La chute saisonnière ne dure que quelques semaines. En revanche, si elle persiste plusieurs mois sans reprise de la pousse, cela peut indiquer un déséquilibre plus profond (carences, dérèglement hormonal, pathologie…). Dans ce cas, il est essentiel d’adopter une routine capillaire adaptée et de consulter si besoin.


Remèdes naturels et routines pour limiter la perte de cheveux automnale



1. Soigner son alimentation


Vos cheveux se nourrissent de ce que vous mettez dans votre assiette. Une alimentation riche en protéines aide à produire la kératine, indispensable à la solidité de la fibre capillaire. Le zinc, le fer et les vitamines B et D renforcent quant à eux le follicule pileux et stimulent la pousse. En automne, privilégiez les œufs, les légumineuses, les poissons gras, les fruits secs ou encore les légumes verts.


2. Masser régulièrement le cuir chevelu


Quelques minutes de massage crânien par jour suffisent pour booster la circulation sanguine. Ce geste stimule les racines et améliore l’apport en nutriments essentiels. Vous pouvez le réaliser du bout des doigts, sur cuir chevelu sec ou en appliquant une huile végétale fortifiante. C’est simple, relaxant, et incroyablement bénéfique pour la pousse.

3. Réduire le stress et protéger ses cheveux de la chaleur


Le stress est l’un des grands ennemis de vos cheveux. Accordez vous des moments de détente : respiration profonde, méditation ou activités relaxantes sont d’excellents alliés.
Pensez aussi à limiter l’usage du sèche-cheveux et du fer à lisser : les coups de chaleur fragilisent la fibre et accentuent la chute. Préférez le séchage à l’air libre autant que possible.

4. Adopter des soins doux et des coiffures légères


Un cuir chevelu apaisé et des cheveux bien hydratés résistent mieux à la perte saisonnière. Optez pour des shampooings doux, sans sulfates, et complétez avec des soins hydratants et réparateurs. Évitez les coiffures trop serrées comme les tresses ou chignons stricts, qui tirent sur la racine et fragilisent le follicule. Laissez vos cheveux respirer : c’est la meilleure façon de préserver leur vitalité.

Quand consulter un professionnel ?


Perdre une cinquantaine de cheveux par jour est un phénomène naturel et sans danger. En revanche, certains signaux doivent vous alerter.


1. Les signes alarmants

  • Une perte supérieure à 100 cheveux par jour, qui dure dans le temps.

  • L’apparition de plaques chauves ou de zones clairsemées très visibles.

  • Des démangeaisons intenses, des pellicules abondantes ou une irritation persistante.

  • Une douleur ou sensibilité inhabituelle du cuir chevelu.

Si vous observez l’un de ces symptômes, il est préférable de demander un avis médical afin d’identifier la cause exacte.


2. Les spécialistes à consulter

  • Le dermatologue : médecin spécialiste de la peau et du cuir chevelu. Il peut diagnostiquer des pathologies comme l’alopécie, le psoriasis ou certaines infections.

  • Le trichologue : expert de la santé capillaire. Son approche est centrée sur l’analyse des cheveux, de leurs racines et des causes externes de la chute.

3. Les examens possibles

Pour poser un diagnostic précis, plusieurs tests peuvent être proposés :

  • Un bilan sanguin : il permet de détecter des carences (fer, zinc, vitamines…) ou un éventuel trouble thyroïdien.

  • Un test capillaire : il analyse la densité, la vitalité et le cycle de croissance des cheveux.

  • Une analyse hormonale : utile en cas de dérèglement (grossesse, ménopause, stress intense) pouvant être à l’origine de la chute.
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